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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 12:06

Pour de nombreux passionnés, la simulation représente le moyen de s’initier – ou de se perfectionner – dans le maniement de matériels modernes que le commun des mortels ne pourrait même pas envisager d’approcher dans le réel. Prendre les commandes d’un Airbus A380 ou d’un Rafale n’est pas donné à tout le monde ! Mais il ne faudrait pas oublier que la simulation permet aussi de redonner vie, fut-ce de manière virtuelle, à des appareils de légende que l’histoire, le progrès ou tout simplement l’oubli dans la mémoire collective ont condamné à disparaître. Ce numéro fait par la part belle à ces aventures d’un autre âge dont la mémoire persiste sur nos écrans. Sans la construction du Noratlas, le projet ultramoderne de l’A400M aurait-il vu le jour ? Sans le F-86 Sabre, l’aviation militaire aurait-elle définitivement basculé dans le camp des jets supersoniques ? Sans les vénérables DC-3 qui franchirent l’Himalaya pour ravitailler les troupes alliées, la Guerre du Pacifique n’aurait-elle pas changé de tournure ? Plus proche de nous, sans DR400, combien de pilotes amateurs auraient-ils vu leurs espoirs de voler brisés par l’absence d’un avion parfaitement adapté à l’apprentissage ? Ce sont toutes ces histoires qui prennent vie dans nos pages et sur nos écrans par le biais du virtuel.

Le propre des légendes est aussi de naître sans que les contemporains en aient conscience. Et la simulation donne l’occasion de jouer le rôle d’un pionnier qui s’ignore. Avec Kerbal Space Program, on entre par la petite porte dans les bureaux d’étude de la NASA, sans savoir si on pourra se poser sur Mars ou juste quitter le sol terrestre… Avec la McLaren MP4, on peut effectuer des tours de piste au volant d’un bolide à peine sorti des usines britannique pour un coût hors de portée du conducteur moyen. Si elle fait revivre le passé, la simulation nous fait aussi imaginer le futur. Vous connaissez d’autres hobbies qui pourraient relever un tel défi ?

 

 

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Publié par Emmanuel Blanchard - dans Editos
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