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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 06:02

Bonjour,

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi une finale RNAV est dit plus précis par rapport à un ILS alors qu'il n'y a pas de guidage latéral. Exemple : finale 22L/22R sur Nice (carte AD2 LFMN IAC 11 : que faire après le point MAP22 ?).

Michel

 

Il ne faut pas confondre la précision de l’équipement RNAV et celle de la procédure. L’ensemble qui guide la trajectoire de l’A320 (et des autres appareils RNAV) permet guidage latéral comme vertical avec une précision élevée. Mais ce n’est pas le cas de toutes les procédures, qui en mode RNAV sont encore souvent des approches de non précision, comparables aux approches VOR-DME voire NDB qui existaient auparavant. Dans le cas que vous citez, il s’agit même de l’équivalent des MVI (Manœuvres à Vues Imposées) où la fin de l’approche s’effectue à vue. Le terme VPT au-dessus des minimas lève tout doute à ce sujet, VPT (Visual manoeuvring using prescribed track) remplaçant désormais sur les cartes MVI depuis la normalisation par l’OACI des termes utilisés dans les procédures de vol aux instruments.

Il s’agit donc ici d’une finale à vue, et non guidée par RNAV, ce qui explique les minimas très élevés (1260 ft de plafond, 5000 m de visibilité) et d’autre part sur le cartouche concernant les obstacles, qui parle de « maintenir les références visuelles sur les obstacles latéraux ». La procédure est même inutilisable de nuit si les feux d’identification des obstacles sont indisponibles. Au point MAP22, vous êtes en pilotage à vue, en mode manuel, car vous êtes déjà sous les minimas. L’approche que vous évoquez a son équivalent en mode traditionnel dans le dossier de cartes avec la référence AD2 LFMN IAC 09 : c’est une VOR-DME, pas une ILS.

 

courrier250RNAV

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Publié par Rédaction Microsim - dans Courrier lecteurs
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