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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 05:29

Bonjour à tous,

Fidèle lecteur de Microsim depuis le premier numéro et suite à votre dernier article sur le pilotage de jungle, je voudrais profiter pour vous parler de quelqu'un que j'admire beaucoup qui est un pionnier de l'aviation africaine. Ce monsieur très peu connu du grand public se nomme Jean-Claude Brouillet.

Note de la rédaction : ce qui suit provient de Wikipedia

Voici sa vie : pendant l'Occupation, à l'âge de 16 ans, Jean-Claude travaille comme agent de liaison pour le Réseau Alliance, au quartier-général de Marie-Madeleine Fourcade. Arrêté en 1942 à Marseille, il est envoyé à la prison de l'Évêché d'où il s'évade. Il rejoint le réseau où il devient chargé de mission. Il accompagne le général d'aviation Gabriel Cochet (nom de code Cottin, dans la Résistance) en Espagne et l'assiste durant la traversée des Pyrénées. Il est alors à nouveau arrêté en Espagne et emprisonné à Pampelune et Lérida. En 1942, toujours, à Gibraltar, Jean-Claude Brouillet s'engage dans les Forces françaises libres pour la durée de la Guerre. Il s'embarque pour Alger où il se retrouve, malgré lui, dans l'armée du général Henri Giraud. Il déserte l’armée d'Afrique du Nord de Giraud et rejoint les FFL à Sfax en Tunisie.

En 1943, il arrive à la base de Rayak au Liban d'où il est affecté à la base aérienne de Libreville au Gabon (Groupe Artois). Puis après quelques mois à Pointe Noire au Congo (groupe Artois), il revient à Libreville sur la base aérienne des FFL. Il part pour le Maroc (base aérienne de Casablanca) où sont regroupés les French Cadets, volontaires qui intègrent la formation des pilotes de l'Armée américaine. Au fil de sa formation il est affecté à la base aérienne de Tuscaloosa à Montgomery en Alabama, États-Unis d'Amérique. C'est à la "Tuscaloosa Flying School" que Jean-Claude Brouillet passe son brevet militaire de pilote, avant de revenir en France en 1944. La guerre est finie et Jean-Claude, démobilisé au CRAP 204, décide de rejoindre l'Afrique. En 1945, il achète un camion (à crédit) et il commence les transports à l'intérieur du Gabon afin de gagner suffisamment d'argent pour acheter un avion, car c'est cela son but : le transport aérien.

En 1950, il fonde la compagnie aérienne TAG (Transports aériens du Gabon) qui effectue des vols intérieurs, ravitaillant et transportant les exploitants forestiers avec son (puis ses) “Tiger Moth”. L’année suivante, il acquiert le "Dragon" de Havilland F-OAIH, premier “vrai” avion de transport. En 1953 il fonde Air Service, la première école de pilotage en Afrique noire. En 1960, 20 terrains d'aviation sont ouverts et homologués au Gabon. À cette époque, Jean-Claude Brouillet réside dans le village de Mont-Bouet, près de Libreville, au Gabon. Le 17 août, jour de l’indépendance du Gabon, sa Compagnie Transgabon assure toutes les liaisons aériennes du pays avec des DC-3 et DC-4 qui se posent sur 35 aéroports.

De pilote de brousse, Jean-Claude Brouillet est devenu entrepreneur, propriétaire de deux compagnies aériennes internationales, TransGabon et Air Services. Il a créé de toutes pièces un réseau de transport aérien dans l'une des contrées les plus difficiles d'accès: la forêt équatoriale africaine. Il a 15 000 heures de vol et a effectué 120 évacuations sanitaires en Afrique (de jour comme de nuit). Il fondera ensuite la compagnie Corsair mais abandonnera devant les avanies et la mauvaise volonté de l'administration française. Jean Claude Brouillet vit actuellement en Californie, aux États-Unis. Il est père de huit enfants dont un, Vladimir, de son union avec son ex-épouse Marina Vlady.

Bonne journée à tous

Jean-Paul Guigou

 

Merci de nous faire découvrir un personnage intéressant de l’aéronautique réelle. Mais votre texte provient de Wikipedia et il est indispensable de mentionner la source, ce que nous nous sommes permis de faire.

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Publié par Rédaction Microsim - dans Vos articles
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