On connaissait déjà la fonction pédagogique de la simulation, celle qui permet d'apprendre à piloter. Il n'y a plus de complexe à assumer sa découverte du pilotage sur un ordinateur, une pratique naguère assimilée à un simple jeu par certains, et qui aujourd'hui acquiert enfin une reconnaissance légitime. Oui, la simulation est un outil d'apprentissage et de découverte, oui elle permet d'économiser quelques heures de vol pour comprendre les rudiments du pilotage ou de la navigation. Mais avec ce numéro, nous avons approfondi un autre aspect pédagogique, moins évident mais aussi passionnant. Car la simulation est aussi le moyen de voyager dans le temps, de découvrir et de manipuler (fût-ce virtuellement) des matériels qu'on ne retrouve plus aujourd'hui que dans des musées. Que ce soit le P-38 de Saint-Exupéry, l'Avenger de la Navy, la Caravelle qui fit les beaux jours du transport civil français, le Mirage IV des FAS, combien d'appareils emblématiques ont quitté définitivement l'azur pour rester cloués au sol ? Les voici qui reprennent du service dans leurs déclinaisons virtuelles. Ce qui offre, outre la possibilité de les admirer dans leurs formes et leurs décorations, l'occasion de découvrir une instrumentation disparue, des procédures abandonnées, bref d'autres philosophies d'utilisation. En cela, la simulation devient une mémoire virtuelle, un moyen de comprendre une autre époque, une autre façon de piloter. Félicitons au passage tous ces développeurs qui nous offrent cette possibilité de voyage temporel. Le vieux rêve du déplacement dans l'espace et dans le temps est enfin devenu réalité... sans les risques !
Bonjour à toute l'équipe de Microsim et bravo pour votre travail. Cet édito est fort intéressant car il fait écho à ce que je ressens depuis quelque temps. J'ai eu du mal à quitter FS2004 où je pratiquais essentiellement les liners modernes et quelques petits monomoteurs courants pour me détendre. Et, quelques montées en puissance de matériel plus tard, je suis comme beaucoup passé à FSX. Au début, juste pour essayer. J'avais d'ailleurs un peu de mal à y trouver mes marques (exit les liners) et puis, petits à petits de nouvelles habitudes se sont installées. Et aujourd'hui je "vole" essentiellement Vintage ou "rustique", le Hughes par exemple, ces bons vieux DHC2 ou DHC6 pour le "rustique", mais surtout, et j'attends avec une certaine impatience l'aboutissement de nombreux projets tels le Catalina ou un Super Constellation de toute beauté. Mais ma "relique volante" préférée du moment est un avion dont j'ai l'impression qu'on ne parle pas beaucoup, le Boeing 377 Stratocruiser de A2A simulation. Il mériterait pourtant qu'on s'y attarde même si pour le moment il n'est pas exempt de bugs. Question matériel ancien et voyage dans le temps, on s'y retrouve vraiment, et on a pas le temps de s'ennuyer à bord tant il y a de paramètres à surveiller et de commandes à opérer. Je ne comprends pas que cet avion ne soit pas plus évoqué, que ce soit sur les forums, par les fans d'aviation, ou dans les magazines (je n'ai aucune action chez A2A, je suis juste tombé "amoureux" d'une aviation d'un autre temps grâce à ce magnifique add-on). Peut-être sa forme "particulière", qui je l'avoue m'a un peu rebuté au début. Mais une fois qu'on l'a essayé on ne peut plus s'en passer.Tout cela pour dire que finalement, j'espère que l'avenir dans FSX sera riche en machines du passé. Est-ce paradoxal? Je ne pense pas, c'est juste une manière d'explorer différemment, et de façon immersive, cette passion qui nous anime.Merci de m'avoir lu et bonne continuation à votre équipe et au magazine.Alain A.