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Edito 158

Une simulation de rêve

Un lecteur - fort sympathique au demeurant - m’a récemment fait remarquer qu’il n’y avait plus beaucoup de petits appareils civils présentés dans Micro Simulateur, alors que les liners ou les militaires y prenaient plus d’importance. Déçu, il regrettait de ne plus trouver les avions qu’il pilotait en aéroclub et espérait que la place allouée aux gros appareils soit plus réduite. L’argument principal était selon lui qu’il n’y avait guère d’intérêt à simuler des appareils que, de toutes façons, presque personne ne serait amené à piloter en vrai, contrairement à ces petits modèles de club.

Cette remarque pleine de bon sens amène deux réflexions. La première, très pragmatique, est que le contenu d’un magazine mensuel est lié à l’actualité (et un peu au bon vouloir des éditeurs - vous n’imaginez pas les difficultés que font certains pour nous fournir leurs logiciels à tester). Chaque mois n’apporte pas sa moisson de petits Cessna, Piper et autres Robin à faire évoluer autour d’une piste familière. Notre rédaction veille néanmoins à repérer les sorties les plus marquantes.

La seconde réflexion porte plus sur la raison qui nous pousse à pratiquer la simulation. Il est bien évident que retrouver son petit appareil et son terrain favori est toujours agréable, et peut même servir à préparer un vol dans des conditions poussées de réalisme. Néanmoins, la simulation doit-elle impérativement coller à la réalité ? Car peu d’entre nous ont réellement la possibilité de piloter un Airbus A320 ou un Tupolev 160. La simulation permet justement d’essayer ces domaines qui nous sont interdits. On peut même aller plus loin dans le raisonnement : la simulation permet cette part de rêve qui transforme chaque utilisateur, l’espace de quelques heures, en un commandant de bord, en skipper de régate, en pilote des 24 heures du Mans… Le haut niveau de réalisme atteint aujourd’hui dans certains produits, comme la collection Airbus de ce numéro, aide par ailleurs à plonger dans le rêve sans négliger les contraintes propres au monde réel. Le débat est donc ouvert entre les tenants d’un réalisme de circonstances et les amateurs d’évasion extrême. Dans quel camp vous situez-vous ? Nous avons fait notre choix : les deux à la fois !

Emmanuel Blanchard

 

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B
C'est un très beau sujet.Je suis un adepte de Lock-on Modern Air combat depuis plus d'un an maintenant. Je me suis obligé à potasser un bon nombre de documents afin de maîtriser mon zinc. Lire des centaines de phrases et déchiffrer une multitude de schémas est extrêmement peu jouissif à première vue, mais c'est un passage obligé pour comprendre le fonctionnement d'un avion. Alors pourquoi ? Pourquoi se défoncer à apprendre des abréviations, du brevety code, des schémas, courbes si ce n'est pour assouvir une passion qu'on ne pourra jamais vivre. Goûter à un millième de ce que vivent les pilotes de chasse, par exemple. Si j'aime voler virtuellement, c'est uniquement parce que je ne peux pas le faire dans la réalité. Si le pouvais réellement, je ne crois pas que je m'investirais autant dans la simulation.
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